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Où en est-on de la fast fashion en 2025 ?

Où en est-on de la fast fashion en 2025 ?

Qu’est ce que la Fast-Fashion ?

La fast fashion, désigne un modèle de production textile basé sur le volume et les prix bas. Contrairement aux marques de mode traditionnelles qui suivent un cycle saisonnier entre 2 et 4 collections par an, une enseigne de fast fashion peut en produire jusqu'à 36 par an ! Ce rythme de production effréné permet aux consommateurs d’accéder à des vêtements tendances à prix réduits… mais avec des conséquences sociales et environnementales désastreuses.

Quel est le problème de la Fast Fashion ?

La fast fashion encourage une consommation excessive de vêtements, entraînant un gaspillage massif et une détérioration de la qualité des produits . Fabriqués dans un temps record et à moindre coût, ces vêtements sont souvent conçus pour être jetés après quelques utilisations, perpétuant un cycle de surproduction.
Au-delà du gaspillage, la fast fashion est une véritable catastrophe environnementale et sociale. Responsable de 10 % des émissions mondiales de CO₂, elle repose sur l’exploitation de matériaux bon marché et polluants, tout en incitant les consommateurs à acheter toujours plus. Derrière ces prix attractifs, ce sont des conditions de travail précaires, des salaires misérables et parfois du travail des enfants dans les pays producteurs. Un modèle insoutenable, à la fois pour la planète et pour les populations qui en subissent les conséquences.

La consommation en France de la Fast Fashion

En 2024, la fast fashion reste un acteur dominant du marché de la mode en France, mais son modèle est de plus en plus contesté. Alors que 67,5 %* des Français déclarent que l’inflation influence leurs achats, beaucoup se tournent par conséquent vers des vêtements à bas prix proposés par des enseignes comme Shein, Temu et Primark. Cependant, la prise de conscience écologique et éthique progresse : la seconde main et les marques responsables gagnent du terrain, poussant la fast fashion à adapter son image. Malgré la baisse des ventes globales d’habillement (-5,8 % en mai 2024), la surconsommation reste une réalité, posant toujours un défi environnemental et social majeur.

La législation en cours

À partir de 2025, une pénalité écologique de 5 € par article de fast fashion sera appliquée, atteignant 10 € en 2030 (sans dépasser 50 % du prix). Une loi adoptée en mars 2024 prévoit aussi un bonus-malus, une interdiction de la publicité et des messages d’alerte sur les sites de vente en ligne. Toutefois, son examen au Sénat est retardé, rendant son application incertaine.


Quand la grande distribution surf sur la fast fashion

La fast fashion ne se traduit plus par des enseignes comme Zara, Shein ou H&M, mais s'étend désormais à la grande distribution telles que Kiabi, Leclerc, Carrefour, Action ou encore Auchan. Ces enseignes, qui figurent parmi les plus gros vendeurs de vêtements en France, utilisent les mêmes mécanismes : production massive, renouvellement fréquent des collections et prix très bas. La facilité d’accès aux vêtements dans ces grandes surfaces est d’autant plus inquiétante sachant que les consommateurs s’y rendent très régulièrement pour leurs courses d'alimentation. Ce phénomène montre que la mode jetable n’est plus seulement une affaire d’enseignes spécialisées, mais un modèle adopté à plus grande échelle par la grande distribution.

Conclusion :

En 2025, la fast fashion reste dominante, mais son impact écologique et social est de plus en plus contesté. Des taxes écologiques et restrictions publicitaires ont été mises en place, bien que leur application reste incertaine. Pendant ce temps, la fast fashion s’étend à la grande distribution, facilitant l’achat de vêtements jetables. Cependant, la prise de conscience écologique progresse, poussant l’industrie à évoluer vers une mode plus responsable.

*fashionUnited